Les portes paroles du président, du gouvernement, des ministères et des institutions publiques ont répondu, ce vendredi 17 mars 2017, aux questions des journalistes et de la population sur la vie nationale, au cours d’une émission publique diffusée dans les médias œuvrant au Burundi.

Avant de répondre à la question concernant le sort du dialogue inter-burundais à Arusha et les relations entre le Burundi et l’Union européenne (UE), le porte-parole du président de la République, M. Jean Claude Karerwa Ndenzako, a tout d’abord indiqué que le président souhaite une bonne santé à tout Burundais et demande aux Burundais qui sont encore dans les camps de réfugiés de regagner leur patrie pour apporter leur contribution à sa construction.

Il a fait savoir que le gouvernement n’avait pas son représentant dans le dialogue à Arusha au mois de février parce qu’il a constaté que la loi n’est pas respectée vu les participants car le facilitateur avait invité certains Burundais au nom des partis politiques qui n’existent pas au Burundi, passant à côté les résolutions 2248 et 2279 de l’ONU, qui stipulaient que ceux qui ont quelque chose à répondre devant les juridictions burundaises ne devraient pas participer au dialogue.

Concernant les relations entre le Burundi et d’autres pays, M. Karerwa a indiqué que les relations diplomatiques sont bonnes malgré que le Burundi doive dialoguer avec la Belgique pour établir sa responsabilité dans l’histoire du Burundi, notamment au sujet de la mort du héros de l’indépendance le Prince Louis Rwagasore.

Selon le porte-parole du gouvernement, M. Philippe Nzobonariba, certains pays et organisations s’ingèrent dans les affaires internes du Burundi disant que le gouvernement doit suivre leur politique, oubliant qu’il est indépendant et souverain dans la manière d’orienter la chose publique.

Il a rappelé que c’est la Belgique qui a influencé les pays de l’UE pour qu’ils se retirent du processus électoral en 2015. Il a rappelé en outre qu’au Burundi la séparation des 3 pouvoirs est respectée, raison pour laquelle personne ne peut dire au gouvernement de se mêler dans les affaires de la justice.

Dans le domaine de la santé, le porte-parole du gouvernement a indiqué que les fonds pour combattre l’épidémie du paludisme seront disponibles grâce aux bonnes relations entre les partenaires techniques et financiers dans ce secteur et les pays amis qui sont très nombreux.

Le porte-parole du ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, M. Thaddée Ndikumana a signalé que le gouvernement a déjà donné 1 milliard de francs bu pour l’achat du kit qui sert à diagnostiquer la malaria, et les études sont en cours pour voir si le paludisme ne résiste pas aux médicaments utilisés pour éradiquer cette maladie. Il est aussi prévu la distribution des moustiquaires imprégnées au mois d’avril selon le même porte-parole.

Au sujet des salaires des professionnels du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), il a indiqué que les salaires seront payés comme d’habitude et que les discussions sont en cours avec le ministère des Finances pour le cas de 4 spécialistes qui ont été engagés au CNTS.

Sur le plan économique, le porte-parole du ministère des Finances, M. Désiré Musharitse a indiqué que le processus de promulgation de la loi sur la détaxation de certaines denrées alimentaires, afin d’éviter la hausse des prix des produits de premières nécessité, en est au niveau du parlement, et que cette loi entrera en vigueur le jour de sa signature.

Concernant les exonérations, qui sont estimées à 81 milliards de francs burundais, le porte- parole de l’Office burundais de recettes (OBR), M. Jean Mvuyekure, a indiqué que l’OBR est en train de revérifier cas par cas les dossiers de chaque contribuable et qu’il va procéder au recouvrement chaque fois que la vérification sera terminée.

Une autre chose, a souligné le porte-parole du ministère de l’Intérieur, M. Térence Ntahiraja, c’est que le gouvernement a décidé de revenir sur la décision de privatiser la collecte des taxes dans les marchés à travers tout le pays, dans le souci de récolter plus d’argent.

En ce qui concerne la commercialisation du sucre, le porte-parole du 2ème vice-président, M. Isidore Ntirampeba a indiqué que le gouvernement a déjà pris la décision d’importer le sucre pour augmenter la quantité disponible sur le marché au Burundi.

Sur le plan énergétique, le porte-parole du ministère de l’Energie et Mines, M. Léonidas Sindayigaya a indiqué que le dit ministère va faire des investigations pour répondre à l’équité dans la distribution de l’électricité dans les villes du pays malgré que la production a chuté suite aux changements climatiques.

Dans le secteur de l’éducation, le porte-parole de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Venant Ndimurirwo a indiqué que le préavis de grève à l’ENS n’est pas fondé car la loi sur le prêt bourse touchera les nouveaux étudiants à partir de l’année académique prochaine, tout en rappelant que c’est une recommandation des états généraux sur l’éducation qui se sont tenus il y a quelques années.

Au sujet des élèves qui suivent leur cours dans les camps des réfugiés, M. Juma Edouard, porte-parole aux cycles fondamental et post-fondamental, a indiqué qu’une commission d’équivalence jugera de la pertinence des diplômes des rapatriés.

Source: ABP