Ce mercredi, 12 avril 2017, le Bureau Presse, Information et Communication de la Présidence de la République a organisé un café de presse, animé conjointement par Jean Claude KARERWA Porte-Parole de Son Excellence le Président de la République et Ambassadeur Willy NYAMITWE, Conseiller Principal chargé de la communication au sein de la même institution. Plusieurs journalistes des médias publics et privés ont participé à ce débat.

Le thème central du café de presse était: Le Burundi est-il en crise politique comme l’annoncent certains médias ou certaines personnes à travers les réseaux sociaux?

L’Ambassadeur Willy Nyamitwe répond par la négative. « Il n’y a pas de crise politique. Toutes les institutions sont au complet et fonctionnent normalement à travers tout le pays, aucune entité n’est paralysée ». Les politiciens peuvent avoir des points de vue divergents en politique et c’est ça la démocratie, a martelé le Conseiller Principal chargé de la Communication à la Présidence de la République. Tous ont été unanimes que malgré tout, la situation politique évolue positivement  comparée à l’année 2015, quand on pouvait effectivement parler de crise politique.

Evoquant le dialogue inter burundais, les journalistes ont voulu savoir la suite réservée par le Gouvernement Burundais à la demande du Facilitateur Benjamin Mukapa d’accorder l’amnistie à ceux qui ont tenté de renverser les institutions démocratiquement élues, pour qu’ils participent au dialogue inter burundais. Le Porte-Parole du Chef de l’Etat Jean Claude Karerwa n’y va pas par quatre chemins. « Les putschistes  au Burundi doivent être traité comme ceux du Burkina-Faso, de la Turquie et d’ailleurs. Pourquoi deux poids deux mesures pour des gens qui ont commis la même infraction ». Ils n’ont donc pas de place dans le dialogue inter burundais, ils doivent plutôt  être arrêtés et répondre de leurs actes devant la justice, a insisté le Porte-Parole de Son Excellence le Président de la République. Par ailleurs, a précisé Jean Claude KARERWA, le Burundi est respectueux des lois nationales et internationales notamment les résolutions des Nations Unies  qui définissent les vrais participants au dialogue inter burundais ; ce sont des acteurs pacifistes et non des putschistes.

L’amendement  probable de la Constitution a été également débattu au cours du café de presse.  Un journaliste a demandé  pourquoi le Gouvernement voudrait réviser la Constitution. La réponse a été que le peuple est souverain. S’il veut changer sa constitution,  qui d’autres pourraient lui usurper ce droit ? S’interroge Jean Claude KARERWA. Que les gens cessent de spéculer  à ce sujet, certaines dispositions de la Loi fondamentale sont caduques et ont besoin d’être émendées  comme la population l’a exprimé au cours des sessions du dialogue inter burundais.

La question de la réouverture de la Radio Bonesha FM a été également posée au cours du café de presse. Ambassadeur Willy NYAMITWE a indiqué que la Présidence de la République soutient le pluralisme médiatique et la liberté de la presse au Burundi, tout en précisant que cette Institution ne peut pas cependant s’immiscer dans le traitement du dossier de Bonesha FM par la justice. Le Conseiller Principal chargé de la Communication à la Présidence de la République appelle les gens à attendre le verdict de la justice. Si Bonesha FM est blanchie, elle pourra réémettre, au cas contraire, elle répondra de ses actes.

Enfin, le Porte-Parole de Son Excellence Pierre NKURUNZIZA a invité les journalistes à éviter le sensationnel et l’émotionnel, mais de privilégier une information qui construit et donne l’espoir au Burundais. Jean Claude KARERWA reconnait le droit des médias de rapporter sur ce qui va mal, mais qu’il est aussi légitime à la population d’être informée sur  tous les sujets y compris sur ce qui va bien comme les  activités de développement et d’ajouter que c’est ça le patriotisme, les journalistes étant aussi les fils et filles de la Nation Burundaise.