Les membres du Gouvernement se sont réunis à Gitega le lundi et mardi, en retraite, élargie aux hauts cadres des services clés de la vie nationale. C’était pour évaluer le degré de mise en œuvre des recommandations issues de la dernière retraite du mois d’avril.

En effet, beaucoup de recommandations avaient été formulées pour modifier certains comportements et ainsi accroitre le rendement au niveau de tous les ministères.  Le Chef de l’Etat avait instruit tous les services à veiller à ce que tous moyens de l’Etat soient bien utilisés ou gérés d’une façon rigoureuse et de mettre en place des mécanismes d’arrêter  les fraudes. Ils avaient été aussi appelés à collaborer avec le ministère de la bonne Gouvernance  et ses services spécialisés en la matière.

Après les exposés des différents ministères, Son Excellence le Président de la République et le Gouvernement en général ont été satisfaits des réalisations des trois derniers mois cotées très bonnes avec une note de plus de 78% : Les recettes se sont beaucoup améliorées car les circuits identifiés des fraudes ont été bloqués et beaucoup de de fonds détournés ont été récupérés et rentrés dans le trésor public. Aussi, beaucoup de dossiers ont été acheminés dans la Brigade anti-corruption et dans l’Inspection Générale de l’Etat.

L’autre secteur qui a connu des améliorations est celui des marchés publics. Le constat avait été que la lenteur des procédures constituait un obstacle à la réalisation des projets de l’Etat. Ainsi, les modifications ont été apportées à la Loi régissant les marchés publics et sont en cours d’analyse en vue d’assouplir les procédures. D’autres stratégies ont été  mis en œuvre pour parer au laisser faire qui s’observe dans certains services. Il a été recommandé une évaluation trimestrielle à tous les niveaux des ministères et services de l’Etat pour permettre aux concernés de se ressaisir.

La retraite gouvernementale s’est également penchée à la fuite des cerveaux surtout dans les secteurs de la santé et sécurité, causée par certains pays prétextant aider le Burundi dans la formation des cadres, s’emparent des spécialistes formés. Le Gouvernement a pris l’option de faire signer les contrats à ceux qui partent afin qu’ils soient redevables envers le Gouvernement qui les a envoyés. Aussi, le Gouvernement va réduire l’envoi des lauréats dans des pays déjà identifiés comme prédateurs des cerveaux burundais.