La Fondation Buntu en partenariat avec la Merck Foundation ont organisé mercredi au Royal Palace hôtel, une formation  à l’intention des professionnels des médias sur leur rôle à briser la stigmatisation autour de l’infertilité et des femmes infertiles.

« J’invite les médias d’insérer dans leurs programmes habituels  la valorisation et l’autonomisation des couples infertiles en faisant passer dans vos émissions les messages centrés sur l’infertilité » a exhorté la Première dame du Burundi, Son Excellence Madame Denise Nkurunziza, à la presse burundaise réaffirmant que la femme est plus qu’une mère.

Dans son exposé sur l’infertilité, le Dr gynécologue Sylvestre Bazikamwe a démontré que l’infertilité attaque non seulement la femme mais aussi l’homme contrairement à ce qui entoure ce concept comme la culture et les mœurs.

Énumérant pas mal de causes de l’infertilité de l’homme et de la femme, son audience s’est rendue compte que peu en était au courant.
Il s’agit entre autres de la malnutrition, des infections sexuellement transmissibles non traitées, des avortements clandestins, des accouchements dans des milieux non propres, des produits comme le tabac, l’alcool, les drogues, le stress et d’autres.

« Les hommes doivent accompagner leurs conjointes pour se faire tous les deux diagnostiquer car l’un ou l’autre peut avoir des voies génitales bouchées suite à des maladies non traitées », a ajouté Dr Bazikamwe.

Les professionnels des médias ont essayé à travers leurs exposés de montrer que c’est un concept oublié même dans les textes légaux mais qu’il s’avère nécessaire de l’intégrer et former les reporters et producteurs des émissions y relatives pour pouvoir contourner les anciennes habitudes et conceptions non fondées. Ainsi aura-t-on contribué au principe d’égalité homme-femme ont-ils conclu.