Jour : 15 mars 2017

Conseil des ministres avec neuf points à l’ordre du jour

Le gouvernement burundais s’est réuni en conseil des ministres mardi le 15 mars 2017 sous la direction du président de la République Pierre Nkurunziza avec neuf points à l’ordre du jour selon un communiqué du Secrétariat général du gouvernement.

Il s’agit d’un projet de loi relative à la stabulation permanente et à l’interdiction de la divagation des animaux domestiques et de la basse –cour présenté par le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, d’un projet de décret portant création du Comité de facilitation du transport aérien et d‘un projet de décret portant fixation des modalités de contrôle du poids et de la charge à l’essieu des véhicules automobiles, les deux présentés par le ministre en charge du transport.

Il s’agit aussi d’ un projet de décret portant création, organisation, composition et fonctionnement de la Commission paritaire d’arbitrage présenté par la ministre du Développement communal, un projet de décret relatif à l’éducation, à la santé et à la vie familiale, un projet d’ordonnance ministérielle portant création, organisation et fonctionnement du Département de statistique et d’économie appliquée à l’Université du Burundi présenté par la ministre de l’Education,

de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Le Conseil a aussi analysé une note sur le déficit énergétique et un projet de contrat de

fourniture d’électricité entre la Regideso et la société Ase Save Energy Limited à partir d’une centrale thermique à fuel lourd d’une puissance de 30 MW présenté par le ministre de l’Energie et Mines et une note sur les Règles éthiques d’un fonctionnaire présenté par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi. abp im/ab MARS 17

Les réalisations des ministères sous tutelle de la 2ème vice-présidence sont satisfaisantes

Le deuxième vice-président de la République du Burundi, M. Joseph Butore a procédé mardi à la présentation du rapport des réalisations de 12 ministères sous sa tutelle pour le second semestre 2016, devant les deux chambres du parlement réunies en congrès à l’Hémicycle de Kigobe, a-t-on constaté sur place.

Selon M. Butore, la plupart des actions prévues pour cette période ont pu être réalisées au maximum, et cela grâce au soutien du parlement, qui a mis à la disposition du gouvernement, un budget. Toutes ces actions ont été essentiellement réalisées grâce aux ressources internes de l’Etat et dans une moindre mesure, par des apports extérieurs de certains partenaires techniques et financiers qui sont restés fidèles au Burundi. Cependant, certains retards dans la réalisation de quelques activités ont pu être justifiés par le fait que ces activités demandent des experts et/ou la passation des marchés à l’échelle international.

Dans les ministères œuvrant dans le domaine de l’agriculture et de l’environnement, des recherches agronomiques et post-récoltes ont été diversifiées et intensifiées, tandis que la promotion de nouveaux produits dont les procédés de fabrication pour appuyer les coopératives de producteurs a été faite ainsi que l’adaptation des équipements de transformation des produits agricoles par le Centre national de transformation alimentaire (CNTA). Aussi, une commission nationale foncière (CNF) a été mise en place pour traiter la politique foncière, la gestion durable des terres, l’enregistrement des terres domaniales et la sécurisation des terres. De ce fait, les administratifs de la province Gitega (centre) doivent en tenir compte, en laissant des espaces verts réservés aux infrastructures publiques dans la nouvelle organisation de cette ville, future capitale politique du pays, a dit M. Butore.

La question de pénurie du sucre étant actuellement cruciale, M. Butore a précisé que l’usine de la Société sucrière du Moso (SOSUMO) avait été construite pour approvisionner une petite population qui, aujourd’hui a augmenté beaucoup, d’où une étude approfondie sur son extension sera menée d’ici peu de jours. A propos des vols couramment constatés dans les bureaux postaux, un système de deux personnes à la caisse, l’un maintenant la clé et l’autre le code, sera adopté, a jouté M. Butore.

Quant aux diverses inquiétudes des parlementaires sur la salubrité et les constructions anarchiques dans la ville de Bujumbura, M. Butore a indiqué que la solution est en train d’être cherchée pour réaménager le Centre d’épuration des eaux de Buterere ainsi que la voix d’évacuation des eaux par des égouts plus ou moins larges, dans le but de protéger le lac Tanganyika et son biotope.

Pour le président de l’Assemblée nationale, M. Pascal Nyabenda, une politique nationale d’aider les gens à pouvoir se construire des maisons est nécessaire pour finir avec le système de location-vente. Aussi, des ingénieurs vétérinaires doivent être recrutés pour appuyer les agronomes. De son côté, le président du Sénat, M. Réverien Ndikuriyo, a dit qu’il faudrait songer à l’octroi des parcelles aux sociétés capables de construire des maisons en étages, à mettre en location, pour préserver l’environnement, l’espace et les terres arables. La gratification de construction de 6.300 appartements prévue au quartier Buyenzi pourrait être transférée à Gitega, la future capitale politique car, ce projet a couté plus de 800 millions de FBu.

abp jbnk/adn MARS 17