Son Excellence Révérende Pasteur Denise Nkurunziza, la Première Dame du Burundi et Représentante de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le Sida (OPDAS) au Burundi a dirigé un atelier à l’intention des leaders locaux (Gouverneurs et administrateurs communaux) de la région Centre-Est du Burundi et les acteurs du système de Santé (Médecins directeurs des provinces sanitaires, Médecins Chef de Districts, Médecins Directeurs des hôpitaux).

Comme la veille à Rutana, cet atelier qui a réuni une centaine de participants en provenance des provinces Cankuzo, Gitega, Karusi et Ruyigi a eu lieu ce 22 décembre 2017 à l’Hôtel Tropitel se trouvant au chef-lieu de la Province de Gitega. Le but de l’atelier, comme le dit SE Denise Nkurunziza est de « mobiliser ces administratifs et acteurs du secteur de la Santé publique afin qu’ils s’impliquent davantage dans la Prévention de la Transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) et dans la prise en charge des enfants (PEC Pédiatrique).

Reprenant ses mots de la veille à Rutana, l’Epouse du Chef de l’Etat a rappelé que « le Burundi a déjà enregistré une avancée significative en matière de PTME même si le chemin reste encore long car des contraintes ne manquent pas, entre autres des difficultés de la mise à échelle de la PTME au Burundi qui sont en partie dues aux barrières socio-culturelles ou liées à la mentalité ». Pour elle, « tout le monde doit se mobiliser afin que le Burundi parvienne à atteindre, d’abord en 2020, ZERO nouvelle infection au VIH, ZERO discrimination pour les personnes infectées » avant d’arriver dix ans plus tard, en 2030, à la réalisation du 90-90-90 qu’elle a décrit en ces termes : « 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, 90% des personnes conscientes de leur séropositivité reçoivent un traitement antirétroviral, 90% des personnes sous traitement présentant une charge virale indétectable. »

Dans le même ordre d’idées, le Directeur Pays de l’ONU-Sida, Ben Wahab Abdul Karim, a, dans son discours de circonstance, émis le souhait que le Burundi soit le premier pays africain qui recevrait la certification dans le cadre de la transmission mère – enfant car « les données montrent bien que moins de 500 enfants naissent par an avec l’infection au VIH ce qui veut dire que moins de 2 enfants naissent infectés par an, ce qui signifie que le Burundi est proche de la certification » a-t-il conclu, saluant par la même occasion les efforts fournis par SE la Première Dame dans la lutte contre le VIH-SIDA et dans la PTME car « cette détermination accélérera ce processus de certification qui, jusqu’à ce jour, n’a été atteint que par 7 pays au monde.

Sur le chapitre des recommandations, la Première Dame du pays a exhorté les administratifs et médecins à prendre les devants en se faisant dépister volontairement, car, a-t-elle souvent répété, « c’est en prêchant par l’exemple qu’on peut facilement sensibiliser la population au dépistage volontaire ». Toutefois, comme la veille à Rutana, certains intervenants ont montré leur penchant au « dépistage soit obligatoire ».

En plus de ces discours consacrés à cet atelier qui s’inscrit dans le cadre des festivités de la célébration de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida, édition 2017, les participants ont aussi eu droit à des présentations dont l’Etat des lieux de la PTME et de la PEC pédiatrique, et un témoignage poignant d’une femme qui a protégé son enfant grâce au programme PTME et PEC Pédiatrique.