Ce vendredi, 29 décembre 2017 en province Kayanza, le Président de la République Son Excellence Pierre Nkurunziza a animé la traditionnelle conférence publique annuelle,  pour répondre aux questions des journalistes et de la population sur tous les secteurs de la vie nationale. Le Chef de l’Etat s’est d’abord félicité que l’année se termine dans la paix et la sécurité à travers tout le pays et a saisi cette occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué à la stabilité du pays, tout en souhaitant à tous les Burundais d’excellentes fêtes de Noël et nouvel an 2018.

La révision de la constitution a été la principale question posée au Chef de l’Etat au cours de cette conférence publique. Les journalistes ont voulu savoir pourquoi  réviser la constitution au moment où certains sont contre. Le Chef de l’Etat  a indiqué que la révision de la loi fondamentale n’est pas de la volonté du Président de la République mais de la population qui en a exprimé la nécessité au cours des sessions de dialogue inter Burundais.  Aussi, a fait remarquer le Président de la République, les politiciens qui rejettent actuellement cet amendement sont ceux-là mêmes qui l’avaient demandé depuis 2012, dans différents foras, pour adapter la  Constitution aux réalités du moment et résoudre les problèmes du passé qui ont été causés par un texte contenant des lacunes.

Concernant les récentes élections à la tête de l’Assemblée Législative de la Communauté Est Africaine, Son Excellence le Président de la République n’y va pas par quatre chemins : elles ont été organisées en violation des textes et lois régissant ladite communauté. Donc, ses résultats n’engagent pas le Burundi à moins que le Président en exercice de l’EAC fournissent aux Burundais des arguments convaincants, qui ont motivé la violation du principe de rotation régissant l’alternance à la tête des organes de  la Communauté Est Africaine, a insisté le Président de la République.

A la question de savoir le pourquoi des séances de moralisation animées par Son Excellence le Président de la République lui-même. Ce dernier a répondu que le Chef de l’Etat en tant que père de la Nation a besoin de s’adresser à son peuple dans sa diversité pour leur apprendre quelques notions de l’histoire du Burundi, afin chacun sache d’où il vient et où il va. A la question de savoir si les notions de clan présente dans ses enseignements ne peut pas engendrer des divisions dans le futur, le Président de la République répond par la négative et s’interroge comment certains burundais se cramponnent sur leurs ethnies leur collées par les colonisateurs et ignorent leurs  clans qui des fois incluent toutes les ethnies. Ainsi,  Son Excellence Pierre Nkurunziza se réjouit  des résultats de ces séances de moralisations, dont les bénéficiaires issus des différentes couches de la population burundaise apprécient énormément  de par leur feed back.

L’autre point qui a été soulevé au cours de la conférence publique est la valeur ajoutée attendue avec l’extradition des minerais au Burundi, le Président de la République a rassuré qu’au fur et à mesure, la population burundaise de génération en génération  va profiter du sous-sol riche du Burundi. Des emplois seront créés par des entreprises qui exploitent ces minerais, comme c’est le cas dans les régions où ces travaux ont déjà commencé. Le Chef de l’Etat a également tranquillisé ceux qui croient que le rythme d’exploitation des minerais risque de vider le sous-sol dans un lapse de temps,  indiquant que les spécialistes estiment que le temps suffisant en la matière est de plus de 80 ans.