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La Première Dame du Burundi prend l’initiative de parler pour briser les tabous en faveur de la bonne gestion de l’hygiène menstruelle.

La Première Dame du Burundi prend l’initiative de parler pour briser les tabous en faveur de la bonne gestion de l’hygiène menstruelle.

« Tous ensemble pour briser les tabous en faveur de l’hygiène menstruelle »

Tel était  le thème développé ce lundi 16/3/2022 à Kiriri Garden dans une émission spéciale animée par S.E Angeline Ndayishimiye pour exposer les grands problèmes que rencontrent les jeunes filles et femmes pendant la période de menstruation. 

« C’est un sujet qui reste toujours tabous dans la culture burundaise et cela demande beaucoup d’efforts  pour  briser le silence afin de sauver les vies de nos chères filles qui, quelques fois arrivent à l’âge pubère sans toutefois disposer d’aucune information sur l’hygiéne menstruelle »,  a-t’elle indiqué.

« Dans les familles, le papa tout comme la maman doivent parler à leur fille, dès le bas âge, de ce qui est de la bonne gestion de cette période pour bien préparer son avenir », a martelé S.E la Première Dame,  au cours de cette émission spéciale.

C’est au moment où certains parents ne donnent aucune information à leurs filles sur la bonne gestion de cette période critique de leur vie, ce qui devient une source de panique, de désespoir et parfois même de mauvais comportement  chez une jeune fille qui voit les règles pour la toute première fois. 

On constate malheureusement qu’il y en a d’autres qui utilisent même des outils non adéquats au cours de cette période, ce qui leur cause quelques fois des infections ou autres maladies. 

Les témoignages présentés sur place ont montré qu’une grande partie des jeunes filles arrive à l’âge de 13 ans voir même plus sans avoir aucune information sur la bonne gestion de l’hygiène menstruelle.

Les autres ont toujours des barrières liées au passé comme quoi une fille ou femme qui était dans cette période ne pouvait pas approcher les vaches, faire la vaisselle ou bien même approcher les autres. Elle devaiit rester seule, cachée et asssise dans l’arrière court, dans ce qu’on appelait  « Akanogo » ou trou. 

Cela montre que nos ancêtres avaient une autre perception de cette période. Il y en a  d’autres qui expliquent que c’était une manière de ne pas vouloir fatiguer la fille ou femme pendant cette période de menstruation,  a expliqué Son Excellence la Première Dame. 

Les participants à cette émission spéciale ont apprécié l’initiative de la Première Dame d’amener ce sujet sur table afin de bien préparer la nouvelle génération sur cette problématique. Les représentants des confessions religieuses et les organisations qui luttent pour la dignité féminine  se sont toutes engagées à prendre le devant pour relayer ce message combien important.

Son Excellence la Première Dame a terminé ses propos en réitérant son engagement à toujours parler pour briser les tabous en faveur de la bonne gestion de l’hygiène menstruelle, tout en interpellant les hommes, les femmes et tout le monde à initier un dialogue permanent au sein de leurs foyers sur la bonne gestion de l’hygiène menstruelle afin de préparer une jeunesse responsable et dynamique. C’est le seul moyen de réussir l’autonomisation de la femme burundaise.

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